Cet épisode se situe sur un fond de revendications nationales, libérales et populaires qui, en cette année 1830, balaie l'Europe. La « révolution de juillet » vient d'éclater en France et l'événement exerce une forte influence sur l'évolution des idées politiques en Belgique (Pays-Bas du Sud), sous le Gouvernement de Guillaume 1er d'Orange.
Un opéra d'Auber, « La Muette de Portici », évoquant l'insurrection, en 1647, des Napolitains contre le pouvoir du roi d'Espagne, Philippe IV, est représenté à Bruxelles le 25 août 1830. Aussitôt, des troubles éclatent dans la ville et gagnent rapidement Liège, dès le 26 août.
Ce mouvement insurrectionnel, à l'origine, populaire et dirigé contre le Gouvernement de Guillaume 1er, se mue en revendications plus sociales. Les mauvaises récoltes de 1830, l'expansion du machinisme qui crée du chômage et le niveau très bas des salaires nourrissent la révolte qui est générale dès la fin août.
La participation ouvrière aux assemblées publiques inquiète la bourgeoisie. Des gardes bourgeoises et commissions de sûreté, organisées par les pouvoirs locaux ou en accord avec ceux-ci, se voient confier une mission de maintien de l'ordre. Dans certaines d'entre elles, germe l'idée de profiter de l'atmosphère politique troublée en Belgique pour exercer une pression politique sur le gouvernement hollandais.
Le 31 août, une délégation bruxelloise et liégeoise se rend à La Haye et présente, au roi Guillaume 1er, leurs revendications (« redressement des griefs »), réclamant la convocation imminente des Etats généraux. Leur démarche resta sans effet.
Les représentants de la bourgeoisie se tournent alors vers le prince Guillaume d'Orange, fils de Guillaume 1er et héritier du trône lui demandant d'appuyer, auprès du roi, leur demande de séparation administrative du Nord et du Sud du royaume. Guillaume 1er oppose une fin de non recevoir et renvoie aux Etats généraux l'examen de la question.
La tension va croissant à Bruxelles. La Commission de sûreté mise en place le 11 septembre, qui appelle au calme, est dissoute le 20 septembre. Bruxelles connaît une vacance de pouvoir quasi totale.
Le 21 septembre, le prince Frédéric annonce son intention de marcher, avec ses troupes, sur Bruxelles qu'il atteint le 23. Une vive résistance s'organise qui, après avoir désarmé les postes de la garde bourgeoise, s'oppose à l'armée du prince et la contraint à la retraite.
C'est le 27 septembre 1975 qu'eut lieu la première fête de la Communauté française.
Un décret détermine le jour de fête et les emblèmes propres à la Communauté française


